Articles de janvier 2012

L’ergonomie est essentielle pour utiliser son ordinateur correctement

Je suis assez mal placé pour dire cela, mais j'ai décidé de commencer l'année avec de bonnes habitudes, et je vais parler de l'ergonomie. Si certains d'entre vous ne savent pas ce que c'est, sachez que Windows (bouh !) fournit un manuel d'ergonomie avec ses systèmes d'exploitation.

Pour résumer, l'ergonomie consiste à adopter de bonnes postures en travaillant face à un écran et un clavier. Cela va de la position des jambes au placement de l'écran et du clavier ;) . Donc, voici quelques règles essentielles, tirées du site du Cégep du Vieux Montréal :

  • Le centre de l'écran doit être face à vous. Souvent, l'écran est placé trop bas (ceci dit, c'est toujours mieux que de le placer trop haut ;) ).
  • Il est recommandé de laisser un espace de 50 centimètres minimum entre vous et l'écran. Ceci permet d'éviter d'accentuer la fatigue visuelle, et peut même engendrer la myopie. Notez bien que l'écran n'émet pas de rayons actifs qui provoquent la myopie. Seule la distance change la donne.
  • Le clavier et la souris ne doivent pas être placés trop loin, et doivent être dans le prolongement des bras. Petit conseil personnel : comme tapis de souris, évitez les supports agressifs et abrasifs, surtout si vous n'avez pas de manches longues pour protéger vos poignets !

Par ailleurs, voici une image venant de la même page, résumant tout cela :

ergonomie-resume

Personnellement, je suis sidéré de ne respecter quasiment aucun de ces conseils, hormis peut-être la distance avec l'écran, vu la taille de mon bureau qui convient assez bien... Sinon, la plupart du temps, je suis totalement avachi sur ma chaise, qui est dans le même style que ceux utilisés dans la salle à manger, donc, qui ne conviennent pas vraiment à cet usage.

Et vous ? Respectez-vous ces règles lorsque vous êtes amenés à travailler de longues heures devant votre ordinateur ?

L’ACTA sur le point d’être ratifiée par le Parlement Européen !

J'avais déjà évoqué l'accord anti-contrefaçon sur ce blog, alors que l'Union Européenne avait remis la signature à plus tard, pour prendre le temps de réfléchir. Maintenant, une étape de plus vers la ratification par le Parlement Européen a été faite, puisque l'UE vient de le signer à Tokyo, avec 22 de ses États membres.

J'avais déjà parlé de la quasi-inutilité de la campagne anti-ACTA sur les blogs, vu leur faible visibilité, car les blogueurs ne représentent qu'une infime partie de tous les citoyens européens. Mais je trouve tout de même important d'informer le plus grand nombre de personnes de ce qui se passe, car le vote final aura lieu en juin (au plus tôt), en séance plénière. Attention, je me répète...

L'ACTA est un accord censé être anti-contrefaçon. Or, il va être déployé à l'échelle internationale, alors qu'il n'a pas été étudié dans des conditions démocratiques.

En effet, l'accord a été poussé par des ayants-droits, qui ne sont pas les artistes eux-mêmes, mais les producteurs, et tous ceux faisant partie de la chaîne de production. Il s'agit de toute l'industrie de l'audiovisuel (principalement américaine), qui a poussé les gouvernements à construire cette loi. Le but est d'usurper des prétextes nobles et justes, à des fins malhonnêtes, anti-démocratiques, et répressifs.

Je parle de répression, car il s'agit bien de cela. Le but est de faire peur, et de conduire à une surveillance généralisée, via les outils informatiques. Et c'est parfaitement possible et concevable techniquement. Il ne s'agit pas d'un joujou local, comme l'Hadopi. Les VPN deviendront probablement inutiles, vu que la plupart des pays seront touchés par les conséquences de cet accord. Un VPN situé en Europe sera obligé de divulguer ses logs, s'il en a. Il s'agit de la même histoire pour les proxies. Seuls les solutions décentralisées, comme Tor, seront peut-être épargnées.

Réagissons, et ne pensez pas que votre voisin s'en chargera pour vous : il pourrait très bien penser la même chose, ce qui conduirait à une paralysie totale. Vous pouvez appeler votre eurodéputé, par exemple, ce qui est la voie la plus simple et la plus efficace.

Les SMS furtifs, l’arme des services de renseignement contre les mobiles

gsm-stationEncore une sombre histoire, concernant une technologie détournée à des fins de surveillance ou de géolocalisation : les SMS furtifs, présentés par Owni.

Concrètement, les SMS furtifs sont des SMS, mais dont on modifie les entêtes (comme ceux d'un e-mail, par exemple), et les messages étant considérés comme étant invalides par le mobile de l'utilisateur, il reste totalement invisible. Cependant, l'expéditeur reçoit un accusé de réception de l'opérateur, ce qui permet des manœuvres diverses.

On peut par exemple calculer la géolocalisation de l'appareil, par la technique de la triangulation. On trouve les 3 antennes GSM les plus proches, et on calcule le temps que met le signal à y arriver. Avec un calcul relativement simple, on peut détecter très rapidement l'emplacement de l'appareil. À savoir que cette technologie est également utilisé à des fins inoffensives, comme lorsqu'un smartphone n'a pas accès aux satellites GPS.

L'un des autres usages est également de savoir si l'appareil est allumé, ce qui peut être très utile à des fins de surveillance...

On peut également lancer une attaque (D)DOS, de la même façon que pour un serveur connecté à l'Internet : on surcharge le mobile, ce qui conduit à un épuisement rapide de la batterie, et à un risque de chauffe, ce qui peut l'endommager. Les appels et autres tentatives de communication sont également impossibles.

Cette technologie représente donc un danger pour la vie privée, de manière importante, vu que la plupart des Français sont équipés d'un appareil cellulaire. Notons que le pistage est possible, même sur de très vieux cellulaires (à partir du moment où la technologie du SMS est supportée), vu l'indépendance vis-à-vis de la plateforme et du système d'exploitation (pour les smartphones). Or, son usage risque d'être encore plus répandu, dès 2013 :

En France, d’ici à 2013, l’utilisation de ces procédés de surveillance entreront dans une phase industrielle. Le ministère de la Justice mettra sur place, avec le concours de la société d’armement Thales, une nouvelle plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ), qui devrait permettre de centraliser l’ensemble des interceptions judiciaires, autrement dit les écoutes, mais aussi les réquisitions telles que les demandes de localisation cellulaire.

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Les conséquences de la fermeture de MegaUpload

etat-policierComme vous le savez tous, MegaUpload a été fermé avant-hier, très brusquement, par les polices de plusieurs États, le FBI, et le Département de la Justice américaine. Mais quelles sont les conséquences ?

Plusieurs points de vue sont possibles, d'autant plus que MegaUpload était un site gigantesque, fortement médiatisé.

Les internautes geeks inquiets

Tous les geeks, ou internautes dotés d'une vraie conscience (troll), s'inquiètent de la fermeture de ce service. Pas parce que les dernières séries américaines ne seront plus disponibles en France, mais surtout parce que la fermeture de ce site, sans aucune forme de procès, montre une dangereuse dérive vers un monde contrôlé par les grandes entreprises.

En effet, le procès se déroulera après la fermeture du site, ce qui n'est pas commun. Cette situation n'est pas analogue à une mesure préventive, car personne n'est menacé dans l'histoire, ce qui ne serait pas le cas s'il y avait eu une intoxication alimentaire, par exemple.

Cette histoire montre également que les États-Unis ont un pouvoir total sur n'importe quel site, quelque soit le lieu où est hébergé le serveur. En effet, l'ICANN, qui dirige tous les noms de domaine (qui ont une importance dans la plupart des protocoles : le Web, les e-mails, etc.), ainsi que la plupart des serveurs DNS roots, sont situés aux États-Unis. On voit également que l'état fédéral dispose de moyens de pression à travers le monde, sachant qu'au total, 8 États différents ont collaboré, jusqu'au gouvernement de la Nouvelle-Zélande.

Les internautes lambdas horrifiés

MegaUpload était principalement utilisé à des fins illégales, un fait impossible à nier, que ce soit volontaire ou par manque d'information. La plupart des témoignages que j'ai collecté allait dans le sens : "Je vais faire comment pour regarder des films sans payer ?!", et d'autres le faisaient carrément pour se la péter, bien loin de l'état d'esprit des geeks, qui prônent un usage responsable, allant jusqu'à acheter un CD/DVD après l'avoir regardé en ligne, sans DRM de préférence.

Quand je vois ce genre de comportement, je comprendrais presque les actions des lobbies, sans toutefois les approuver. Il y a de quoi choquer, quand même.

J'encourage tout de même les majors à évoluer, et à proposer des services responsables et légaux, dans la limite du raisonnable, car exiger le même prix que pour un CD matériel, il ne faut pas exagérer.

Un effet domino sur les autres sites de streaming

MegaUpload était le ténor en son genre, et représentait environ 4% du trafic Internet mondial (ou web, je ne sais plus). La fermeture d'un tel site a alors effrayé d'autres petits sites de streaming.

Certains sites effacent volontairement les vidéos sujets à caution, tandis que d'autres sont tout simplement victimes de la mort des liens et des players menant vers MegaVideo...

Les prestataires techniques touchés

Pour être bref, MegaUpload, qui faisait transiter d'immenses quantités de données, nécessitait alors des infrastructures immenses, qui devaient coûter très cher. La fermeture du site de téléchargement a alors touché ses partenaires financièrement.

Pour ne citer qu'un exemple, Cogent a subi une lourde chute en bourse : il était le FAI de MegaUpload.

cogent-bourse-chute

D'autres prestataires techniques ont également dû subir le même genre de mésaventure...

Des utilisateurs lésés

Certains utilisateurs ont acheté un compte Premium. D'autres hébergeaient des données parfaitement légales, à des fins personnelles ou publiques. Qu'adviendront-ils de ces fichiers ? Sera-t-il possible de les récupérer ?

Quant aux comptes payants, il y a-t-il rupture de contrat ? Une possibilité de remboursement sera-t-elle possible ? En tout cas, les procès semblent prêts à débuter, de la même manière, des recours collectifs (uniquement aux États-Unis) sont en train d'être organisés.

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MegaUpload bloqué par le FBI, les administrateurs en état d’arrestation !

department-of-justiceUne information très surprenante : MegaUpload a été bloqué par le FBI, et les administrateurs et coordinateurs principaux ont été arrêtés par le Département de la Justice (américaine, bien évidemment).

Concrètement, l'action a consisté à saisir les 18 noms de domaine liés aux activités du groupe. Les hommes arrêtés par la police américaine (et avec la collaboration de 8 autres polices étrangères), pour l'instant, sont :

  • Kim Dotcom.
  • Finn Batato.
  • Julius Bencko.
  • Sven Echternarch.
  • Andrus Nomm.
  • Bram Van Der Kolk.

Les personnes dont les noms sont en gras sont toujours recherchés par la police, et font l'objet de mandats d'arrêts.

Ces individus risqueraient jusqu'à 60 ans de prison, pour blanchiment d'argent, racket, et 3 chefs de contrefaçon.

Maintenant, une question : si le site était illégal, pourquoi attendre autant de temps pour arrêter ces personnes ? S'agirait-il encore un coup des industriels de la musique, lassés par la provocation de MegaUpload (notamment avec la "MegaSong" ?). La suite nous le dira, et j'espère qu'un procès équitable aura lieu, et pas une sorte d'affaire jugée rapidement, surtout que, je vous le rappelle, la peine de mort existe aux États-Unis (c'est un pays de fou !).

Par ailleurs, je me demande ce qui va se passer avec les adresses IP contenues dans les serveurs, qui ont probablement été saisis avec, pour faire plus propre. Avec la nouvelle loi SOPA (peut-être bientôt votée), tous ceux ayant téléchargé sur MegaUpload seront-ils torturés, puis abattus par le FBI ?

D'ailleurs, il paraît que le site du FBI et le site du Département de la Justice sont actuellement attaqués par les Anonymous, et on a toujours un peu de mal à s'y connecter, à l'heure actuelle.

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Des défauts dans l’éducation française

J'ai une soudaine envie de m'attaquer à un problème bien épineux, celui de l'éducation française, concernant principalement son fonctionnement.

Je n'incrimine pas directement les professeurs, qui peuvent également être victimes de la rigueur qu'impose l'Éducation Nationale dans ce domaine, mais je souhaiterais mettre en valeur des points qui deviennent de plus en plus obsolètes.

Commençons.

L'absence de formation en matière d'informatique et de sécurité

Bien entendu, étant un geek depuis ma tendre enfance, ce point me choque particulièrement. L'informatique, c'est l'avenir (oui, pas besoin d'être intelligent pour savoir ça). Et que sait faire la populace ? Aller sur Youtube et Facebook :? . Le formatage des cerveaux est bien avancé :( .

J'apprécierais vraiment que des connaissances de base, pas seulement la maîtrise des outils de bureautique, mais aussi la programmation, par exemple, soient inculquées aux élèves dès le collège, ce qui pourrait leur éviter d'être ignares en ce qui concerne l'informatique, et de devoir se baser sur les connaissances d'une autre personne, ce qui réduit leur indépendance.

Le rabâchage

À mesure que les réformes de l'Éducation Nationale sont appliquées, l'école est de plus en plus basée sur le rabâchage. Sous prétexte que les élèves ont trop la pression, on leur apprend la même chose, plusieurs années durant.

Par exemple, cette année, selon ma professeure de français, la tragédie, qui était jusqu'alors étudiée dès la 4ème, est maintenant décalée au lycée. Que fait-on ? Apprendre la structure des compléments d'objet, ce qui a été étudié depuis le primaire. Apprendre pendant 5 ans la même chose, c'est grave, non ?

Une éducation trop axée sur la théorie

La théorie, c'est bien. Mais la pratique n'est alors que peu étudiée.

Par exemple, lorsque l'on nous apprend 2 formules (mathématique, physique, etc.), et qu'un problème nécessite l'utilisation des 2 formules, c'est, pour la plupart du temps, échec et mât pour tout le monde !

Les problèmes sont également trop abstraits. À mesure que le niveau augmente, ceux qui sont "textuels" (avec une représentation matérielle) deviennent rares. Ça parle beaucoup moins à l'élève, qui aura donc plus de mal à appliquer la formule dans le monde réel.

Des devoirs trop nombreux

Les devoirs, censés être interdits en France, sont pourtant donnés avec nonchalance par les professeurs, qui, soit ne connaissent pas ce dispositif, soit l'ignorent, le trouvant absurde (un peu comme l'interdiction aux femmes de porter des jeans, etc.). Pourtant, la circulaire, revue en 1994, trouve que cela contribue au stress dès la jeunesse, ce qui n'est pas une bonne chance pour la santé mentale.

Par ailleurs, il est constaté qu'en Finlande, considéré comme l'un des pays ayant le meilleur système éducatif au monde, les contrôles et les devoirs sont rares. Je cite, selon une étude des inspecteurs :

Il n’y a pas de devoirs à ramasser sur feuilles.

Les devoirs à la maison sont peu nombreux, ils sont à rédiger sur cahier, ils ne sont ni ramassés, ni notés.
Quatre ou cinq devoirs surveillés sont organisés dans chaque discipline par année (devoirs communs ou non) : ceux-ci sont notés.

Voilà le bon exemple :) .

Pour conclure, l'éducation française est mal gérée, et il serait urgent de remédier à ces points, car l'école produit de futurs citoyens, qui devraient seront être les piliers de la société future.

Les compteurs électriques intelligents piratés

L'article de NiKopiK ne semble guère rassurant, concernant le piratage des compteurs électriques intelligents.

En Allemagne, le piratage des ces nouveaux compteurs, qui seront bientôt imposés dans toute la France, montre de nombreuses failles dans le contrôle de la vie privée. Ceux-ci sont en effet capables de connaître les chaînes de télévision en cours de visionnage (probablement via les perturbations électriques), les différents appareils branchés, etc..

Mieux encore, ces compteurs détournés seraient capables d'envoyer de faux relevés d'électricité, surtout que ces appareils ont probablement été conçus pour éviter que des employés se promènent dans toute la France pour récupérer les relevés. Envoyer un relevé à valeur négative pourrait même signifier que la compagnie d'électricité doit de l'argent au client !

Voici la vidéo de la conférence des hackers en question, en anglais :

Mais quelque chose cloche : un simple appareil, censé uniquement relever la valeur de la consommation d'électricité, devrait-il permettre à EDF de connaître toutes nos habitudes, rien que par l'utilisation d'appareils électriques ?